Familles toxiques : 3 signes
By: Jessica Zecchini
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Familles toxiques : 3 signes
Mais quels sont les principaux signes d’abus dans une relation familiale dysfonctionnelle ? Quels sont les types les plus courants de noyau familial abusant ? Comment la thérapie en ligne peut-elle aider ceux qui sont victimes d’abus familial ?
Quand on parle de relation toxique, très souvent, on pense tout de suite à un rapport entre deux partenaires ; en réalité, ces évolutions invalidantes se produisent plus fréquemment justement dans la famille d’origine et dans les dynamiques internes entre les différents membres. Une famille toxique est parfois facilement reconnaissable, d’autres fois moins ; toujours est-il que certains mécanismes mis en place par le parent, le frère, le grand-père, la sœur, le fils lui-même, et ainsi de suite, peuvent devenir une véritable piège, dont il devient une entreprise ardue de se détacher et de s’éloigner, pour pouvoir entreprendre son propre parcours individuel et évoluer.
Mais quels sont les principaux signes d’abus dans une relation familiale dysfonctionnelle ? À quoi peut-on reconnaître une famille toxique ? Quels sont les types les plus courants de noyau familial abusant ? Découvrons-le ensemble.
Les trois types de familles toxiques
1. Noyau familial avec soins inversés
Le facteur principal qui caractérise une famille aux soins inversés, comme le suggère justement la définition, est une inversion des rôles entre parent et enfant. En d’autres termes, nous pouvons nous trouver face à une famille où c’est précisément l’enfant qui se charge de son père ou de sa mère, non seulement au sens strictement physique ou matériel, mais aussi au niveau émotionnel. Souvent ce mécanisme est mis en place dans des situations d’abus, de violences, de divorces, de maladies, de dépendances, de deuils, ou plus généralement d’expériences douloureuses ; face auxquelles le fils, ou la fille, prend en charge le proche. Ils font l’expérience du fait que le parent a besoin d’aide, n’est pas en mesure de pourvoir à son bien-être, à celui des enfants ou de la famille, donc les enfants ou les adolescents assument ce fardeau si lourd.
Prendre soin d’un parent à un âge avancé n’est certes pas une dynamique toxique et problématique, pas même si cela arrive pour de brèves périodes et dans des circonstances bien définies et passagères ; la toxicité se situe au contraire si ce mode de soins inversés devient un schéma fixe et stable.
Quand un enfant est privé de son rôle, c’est-à-dire de la possibilité d’être pris en charge par le père ou la mère, nous sommes face à une dynamique abusive. L’enfant devient à son tour un parent, un ami, un compagnon pour la maman ou pour le papa. Les soins et la protection se renversent et souvent un enfant, un adolescent ou un jeune, se retrouve adulte sans les capacités évolutives pour l’être. Il y a donc une contrainte contre nature : la croissance naturelle est interrompue brutalement, les rôles s’inversent, tout cela peut entamer la croissance psychologique de l’enfant qui, privé de son rôle, devra se « parentaliser » trop tôt, n’arrive pas à s’individualiser, à affirmer une identité propre, à devenir une personne autonome.
Les signes qui se manifestent dans une famille au rôle inversé sont : responsabilisation excessive ou prématurée de l’enfant, parent incapable de prendre soin et de prendre soin de lui-même, parent inapte à avoir des sources de soutien saines, attachement morbide entre enfant et parent souvent visant à l’éloignement d’autres individus afin de maintenir solide ce couple dysfonctionnel.
Bien que la dynamique de rôle inversé soit extrêmement toxique et dommageable, en réalité elle n’est pas toujours vue comme telle, surtout par la victime. Le fils, en effet, très souvent se sent gratifié d’assumer ce rôle envers le père ou la mère, et s’en prive difficilement, dans la mesure où cela lui donne une sorte de pouvoir auquel il n’a pas l’intention de renoncer. D’autres fois, en revanche, souvent en vue d’un éloignement ou d’une nouvelle relation, le fils voudrait se détacher du proche pris en charge, mais il est envahi par des sentiments de culpabilité.
Revenir à une dynamique correcte enfant-parent est essentiel pour reprendre sa vie en main, pour protéger son bien-être et celui du parent en assumant des rôles et des dynamiques familiales sains, pour revendiquer sa propre individualité, ainsi que le droit d’être lui aussi aimé, pris en charge et protégé.
2. Noyau familial manipulateur
Un noyau familial manipulateur est caractérisé, justement, par toute une série de manipulations, comportements, schémas fixes et abusifs, mis en place par un ou plusieurs membres, dans le but de contrôler et de soumettre précisément un ou plusieurs membres de ce noyau familial. Plus les liens entre les membres de la famille sont étroits, plus grande sera la souffrance dérivant de comportements manipulateurs. La famille, en effet, devrait être source de soutien et de protection mais souvent, face à ces dynamiques dangereuses, elle devient un véritable organisme capable d’aspirer notre vitalité, notre individualité, notre estime de soi, notre force intérieure ; déclenchant toute une série de mécanismes extrêmement toxiques pour notre bien-être psychophysique comme l’anxiété, les sentiments de culpabilité, un état permanent de préoccupation, l’oppression.
Les manipulations perpétrées par le parent, par la sœur, par le frère, peuvent prendre différentes formes :
- effet bouc émissaire (ou brebis galeuse) : la victime est constamment frappée et blâmée par les autres membres de la famille quand quelque chose ne va pas comme on le voudrait, quand surgissent des problèmes de n’importe quelle nature, quand l’image de toute la famille est compromise
- responsabilisation forcée : une autre dynamique d’une famille manipulatrice est celle de contraindre un sujet à se charger de tout le noyau familial, tant en ce qui concerne les tâches de la maison, les engagements, la subsistance véritable de la famille, ou seulement le domaine affectif et relationnel. Tout cela est perpétré en faisant levier sur les sentiments de culpabilité de la victime, sur sa bonne foi, et sur son sens des responsabilités. Parfois ces exigences sont si contraignantes que le sujet en question, s’il devait se rebeller, reçoit injures, menaces, critiques ou insultes ; d’autres fois elles sont extrêmement subtiles, et à la place des dénigrements, nous nous retrouvons face à des louanges et des éloges, pour maintenir le fils ou la fille à son service, en continuant la manipulation, ou face à des manifestations de victimisme ;
- créer des peurs, des alarmismes, des sentiments de culpabilité qui dépotent la volonté de sortir de la zone de confort : très souvent les proches manipulent leurs enfants en créant un monde extérieur hostile, dangereux, alarmant, dont il vaut mieux se tenir à l’écart, bien mieux rester dans un « nid » sûr, où l’on est protégé, apparemment accepté et choyé, mais en réalité on est expressément manipulé par la famille, dans le but de ne pas permettre la croissance et l’évolution du fils ou de la fille, et de le maintenir dans le noyau pour satisfaire ses propres attentes, pour en profiter, ou simplement pour continuer à soumettre les enfants, et détenir une sorte de pouvoir à leur égard, en maintenant un rôle parental contrôlant et invalidant. Très souvent, dans cette dynamique, les frères et les sœurs participent aussi, en s’alignant sur les parents, en maintenant soumis la « victime » de service, instaurant en lui ou en elle toute une série de sentiments de culpabilité, de peurs, de sensation d’exclusion et d’abandon, dès qu’il tentera de s’éloigner du noyau familial, pour trouver sa propre individualité et sa propre voie hors de la famille d’origine.
3. Noyau familial dévalorisant
Une autre dynamique qui représente une sonnette d’alarme pour déterminer une famille toxique est celle de la dévalorisation. Très souvent, même sans s’en rendre compte, les parents ou d’autres membres de la famille perpétuent des comportements toxiques constants envers un ou plusieurs membres de la famille. Le parent dévalorisant n’est pas en mesure de reconnaître et de prendre en charge les vrais besoins de son enfant. Ils sont plutôt portés à projeter sur lui des insatisfactions, des aspirations, des frustrations passées.
Un noyau familial dévalorisant est en outre un noyau avec de grandes attentes envers l’enfant, sur lequel sera projeté le vide du parent, ses besoins infantiles jamais totalement élaborés, sa nécessité de rachat de ce qu’il n’a pas pu accomplir quand il était jeune. Malgré la dynamique toxique, le parent ne pense pas projeter ses ombres sur le fils ou sur la fille, ne pense pas à son besoin d’être totalement accepté dans son unicité et aidé à la développer ; il pense au contraire agir pour son bien, en les orientant vers de vieux rêves de gloire qui rappellent ceux du parent, mais qui en réalité n’appartiennent pas à l’enfant.
Ces attentes peuvent impliquer différents domaines de la vie mais en particulier :
- reconnaissance scolaire,
- acceptation sociale,
- travail,
- réussite dans certains sports, hobbies, ou autre.
Tout cela entraîne chez les victimes de parents dévalorisants un profond sentiment de désorientation, de difficulté à trouver sa propre individualité, d’écoute de sa propre âme et de ses besoins réels, de sentiments de culpabilité, de frustration.
Un parent dévalorisant peut donc :
- nourrir de hautes attentes ;
- être perfectionniste et jugeant ;
- mettre en place des comparaisons entre ce que fait son enfant et ce que font les autres ;
- être permissif ou hyperprotecteur ;
- manifester des signes clairs de défiance envers l’enfant,
- banaliser ou faire des blagues sur des aspects délicats,
- être contrôlant (de manière manifeste ou voilée),
- traiter l’enfant comme leur prolongement narcissique.
Ce que peut faire la thérapie en ligne
La thérapie en ligne peut être extrêmement efficace pour éclairer les dynamiques familiales internes, pour comprendre quels sont les mécanismes dommageables, pour aider à prendre conscience de ce qui s’est passé dans sa sphère familiale et l’élaborer, avec pour but de réussir à retrouver sa propre individualité et de se libérer de mécanismes toxiques et dépotent. La thérapie en ligne aide en outre à travailler correctement sur les schémas comportementaux abusifs, afin de ne pas répéter personnellement de tels schémas toxiques, ainsi que de ne pas se faire à nouveau accrocher par de telles dynamiques abusives dans les futures relations extra-familiales, amoureuses, sociales ou professionnelles.
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