Cervicales : que te dit ton corps ?
By: Jessica Zecchini
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Cervicales : que te dit ton corps ?
Comment comprendre la signification psychosomatique de la cervicale ? Quelles zones du soma sont impliquées ? Que peut faire la thérapie en ligne ?
La psychosomatique est une discipline interdisciplinaire qui étudie l’interaction entre l’esprit (psyché) et le corps (soma) et la manière dont cette interaction peut influencer la santé et le bien-être. Elle repose sur l’idée qu’il existe des liens significatifs entre les aspects psychologiques, émotionnels et physiques de la santé humaine. Le stress émotionnel peut avoir un impact important sur la santé physique.
La psychosomatique cherche à comprendre comment le stress et les émotions influencent ces états. La somatisation est le processus par lequel le stress ou les émotions négatives sont transformés en symptômes physiques. Les personnes qui somatisent peuvent présenter des douleurs, des troubles gastro-intestinaux ou d’autres conditions physiques sans cause organique évidente. La psychosomatique se concentre sur la manière dont les facteurs psychologiques peuvent contribuer à ce phénomène.
Avoir une vision psychosomatique signifie que chaque organe, chaque tissu, est dépositaire d’images archaïques et de fonctions primaires, présentes en nous depuis la nuit des temps, qui représentent une « manière d’être au monde » : par exemple, la dimension de la peau est celle de la relation avec le monde, celle de l’estomac est la disponibilité à accueillir, celle du système immunitaire est l’état d’alerte, etc. Chacun de nous possède toutes ces dimensions, mais en grandissant il « habite » préférentiellement l’une ou certaines d’entre elles : l’un peut vivre dans un état d’alerte, un autre agit en fonction des sensations « à fleur de peau », et ainsi de suite. Cela signifie que celui qui est ancré dans une dimension d’organe, lorsqu’il vit un problème ou un conflit intérieur inconscient, pourra plus facilement l’exprimer au niveau de cette fonction organique.
(Institut Riza de médecine psychosomatique, 2012, Dictionnaire de médecine psychosomatique, Riza, Milan).
Voyons ensemble la signification de la cervicalgie et quelles stratégies peuvent être utiles pour résoudre l’origine du conflit psychique.
La signification symbolique de la cervicalgie
La personne qui souffre de cervicales est généralement fiable et bien intégrée sur le plan professionnel, social et amical. Le sens des responsabilités est exacerbé et elle tend souvent à adopter une approche trop rationnelle du monde extérieur, montrant une empathie de façade. La manière de gérer les relations est excessivement mentale et elle exerce souvent un contrôle de la réalité sur tous les aspects de la vie.
Au contrôle et au sens des responsabilités s’ajoute une tendance à l’altruisme qui sert à ne pas s’occuper de soi, évitant de tourner le regard vers son monde intérieur.
La personne cervicalgique est rigide et toujours « dans sa tête » ; c’est pourquoi la cervicale s’enflamme lorsqu’il y a une surcharge d’activité mentale, mais aussi lorsque surviennent des événements soudains, faisant émerger des émotions trop fortes qui mettent en crise le filtre mental.
Parfois, la cervicalgie est due à de mauvaises postures, comme chez ceux qui passent de nombreuses heures par jour devant l’ordinateur. Le style de vie est centré sur les activités mentales et l’usage du corps est limité.
Elle touche généralement des étudiants universitaires très investis dans les études, qui se privent d’activités ludiques et sportives ainsi que d’expériences dans le domaine sentimental et sexuel.
Des personnes émotionnelles très contrôlées, qui n’arrivent pas à exprimer facilement leurs émotions.
Des personnes qui ont du mal à accepter les changements (voyages, déménagements, transformation intérieure).
Des personnes souffrant d’insomnie, de troubles anxieux, d’hypocondrie et de claustrophobie.
Des personnes qui ont du mal à dire non et s’imposent de nombreux engagements et responsabilités mentales, y compris celles des autres.
Des personnes qui ont tendance à poursuivre sans cesse de nouveaux objectifs et vivent dans le futur et dans l’atteinte de ce résultat, puis, une fois atteint, continuent à en poursuivre d’autres.
Selon la médecine psychosomatique, chaque vertèbre est en relation particulière avec un conflit ancien ou récent. Cela est important pour découvrir les implications conflictuelles et psychosomatiques présentes dans chaque vertèbre. Dans cette analyse, nous nous concentrerons sur les vertèbres cervicales, la zone du cou et de la nuque.
Voyons en détail la signification de chacune.
Zone cervicale et zone du cou
Sur le plan symbolique, les vertèbres cervicales renvoient au mouvement et à des problèmes d’estime de soi. La zone cervicale a pour fonction de protéger la moelle épinière et de soutenir la structure et le mouvement.
Le conflit psychique concernant cette zone renvoie à un sentiment d’injustice dans lequel on ne se sent pas libre ni en paix. On se sent impuissant face à une sensation d’esclavage où l’on a l’impression que le seul comportement possible est de baisser la tête.
Le cou est une zone d’information entre le cou et la tête, et toutes les informations qui passent par le cou peuvent se manifester en devenant réalité. Le conflit dans cette zone révèle une incohérence entre pensée et action, avec des sentiments d’impuissance et de dévalorisation.
Le conflit s’exprime de deux manières :
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conflit de direction : la douleur bloque le mouvement de la tête sur les plans auditif, visuel et olfactif ;
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conflit de perception : la douleur du cou bloque les organes des sens (perceptifs) situés dans la tête.
D’autres lésions ou douleurs au cou suggèrent une difficulté à accepter différentes manières de voir le monde. Le manque de flexibilité dans la pensée et dans la vision du monde reflète le conflit présent dans cette zone. Souvent, on refuse de voir quelque chose dans sa dimension concrète, ou bien on veut uniquement le voir de manière concrète.
Zone de la nuque
Support de la tête, c’est l’une des zones les plus délicates et elle se situe à l’arrière du cou, entre le cuir chevelu et le dos. Le conflit dans cette zone révèle un état d’alerte et de danger et concerne le fait de s’être senti injustement trahi. La sensation que quelqu’un a manigancé derrière notre dos, ou ce que nous laissons derrière nous et ne pouvons pas voir, en lien avec la vie ou avec quelqu’un. La tension musculaire qui touche cette zone correspond à l’impossibilité d’agir selon notre volonté.
Que peut faire la thérapie en ligne ?
Pour réduire la cervicalgie, il sera important de diminuer la charge d’engagements et d’adopter une attitude plus alignée avec sa propre nature. La thérapie en ligne peut être utile pour les personnes qui présentent des problèmes de cervicalgie et ne savent pas comment adopter un style de vie plus adapté à leur manière d’être. Il faudra abandonner l’excès de responsabilités en éliminant les engagements superflus et ne prendre en compte que l’essentiel. La thérapie en ligne peut aider à établir des limites saines dans les relations, en apprenant à dire non lorsqu’il n’est pas possible d’assumer d’autres responsabilités, et à éliminer les pressions extérieures.
Retrouver la capacité de sortir des schémas mentaux habituels et de ses propres habitudes, en changeant l’ordre dans lequel on a l’habitude de faire les choses, peut apporter plus de flexibilité et une vision différente des manières de voir le monde. Accepter l’imprévu et s’entraîner à ne pas se sentir impuissant ni dépourvu de ressources.
La thérapie en ligne peut également approfondir les situations dans lesquelles des trahisons ont été subies ou lorsqu’il n’a pas été possible d’avoir une vision claire de la manière dont les choses se sont déroulées dans la vie ou dans une expérience avec quelqu’un, en nous libérant du sentiment d’injustice et de tromperie.
Pour plus d’informations, écrire à la Dott.ssa Jessica Zecchini.
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