Comment se rendre malheureux

Comment se rendre malheureux

Qu’est-ce qui nous rend vraiment malheureux ? Et si c’était nous qui faisions tout pour être malheureux et nous compliquer la vie ? L’être humain peut-il être heureux ? Que peut faire la thérapie en ligne ?

À ce propos, nous citons l’essai éclairant de Paul Watzlawick, « Instructions pour se rendre malheureux ». Dès le titre, si l’on veut ironique mais piquant, on comprend que nous sommes face à un changement de perspective.

Les différents gourous écrivent souvent sur la manière d’être heureux pour satisfaire les demandes de l’être humain et sa soif de bonheur. Dans ce livre, au contraire, on fait un pas en arrière, voire dans la direction opposée, et l’on dresse les instructions pour être « malheureux ».

Évidemment, le lecteur avisé comprendra de lui-même que le contenu de ce texte sera en réalité un précieux petit manuel d’instructions pour réfléchir à sa propre vie et aux mécanismes automatiques qui enlèvent la joie, nous dépotentient et nous laissent nous noyer dans un tunnel de négativité, d’insatisfaction et de souffrance.

Se créer des problèmes tout seul

Quels sont ces mécanismes du malheur ? Quels sont les pièges d’un être humain malheureux ? Voyons-les un par un.

Être fidèle à soi-même : dans le premier précepte, l’auteur nous invite à réfléchir à la manière dont on peut être heureux dans un esprit fermé et fidèle à lui-même. Souvent, on désapprouve ce qui nous arrive autour, les comportements des autres, tout en restant convaincu que nous, nous avons raison. « L’enfer, c’est les autres », comme dirait Sartre. Établir que notre point de vue est l’unique et le seul est la première façon d’être malheureux. Pour être heureux et acquérir une certaine maturité, il s’agit au contraire simplement de faire ce qui est réellement juste, indépendamment des prises de position.

Être fidèle au passé : dans le passé, il n’y a pas de changement, il n’y a pas d’évolution, c’est justement le passé. Être fidèle à une vieille image de notre vie devient source d’insécurité, de malheur et de souffrance. Une autre petite pique est adressée par l’auteur à ceux qui ont rompu une relation. Pour être malheureux, ses instructions sont deux : s’isoler en attendant l’appel de l’ex-partenaire, ou se remettre en jeu en sortant avec une personne qui lui ressemble.

Être fidèle à son orgueil : être fidèle au passé nous détache du présent. Quand nous pensons qu’il est trop tard, en restant peut-être indignés par un tort subi, fermés, nous ne nous donnons pas la possibilité de guérir. Une phrase récurrente est : « trop tard, maintenant je n’en veux plus ». Nous nous agrippons à une situation préconstituée. L’orgueil obstiné, pour rester fidèle à ce qui a été, ferme les portes au présent et à la guérison de vieilles blessures. En d’autres termes, un billet vers le malheur.

Autosuggestion : une autre manière de ne pas vivre sereinement est le pouvoir de la pensée. Dans notre esprit se créent des images dangereuses et négatives de ce que les autres pensent ou pourraient dire de nous. Souvent, nous nous faisons des ennemis, nous croyons être mal vus et jugés, nous crions face à quelqu’un dont le rôle maléfique dans notre vie a souvent été créé uniquement par notre esprit.

Superstition : la superstition, entendue comme croyance, conviction, peut éloigner de la sérénité. Pensons à des situations que nous ne vérifions pas et que nous n’éclaircissons pas pleinement ; nous évitons des problèmes sans les résoudre, sans essayer de voir si cette chose est vraiment ainsi, si nous nous sommes trompés et que c’est le fruit d’une autosuggestion, ou si cela peut être résolu, nous contraignant à persister dans ce problème. Être convaincu de quelque chose et ne pas avoir le courage de le vérifier ou de le remettre en discussion est une façon de vivre par inertie dans le malheur.

« Être arrivé » : l’arrivée équivaut à la mort. Celui qui se sent arrivé ne se remet pas en question, ne grandit pas, n’évolue pas. Le but n’est pas la destination mais le voyage. L’homme se remplit d’illusions : l’âge de la retraite, le moment où il fera ou dira une certaine chose, le moment où il aura une certaine chose, puis s’arrêter et se sentir arrivé. Il est important, au contraire, d’avoir toujours quelque chose vers quoi aller pour apporter joie et luminosité à la vie.

« Essaie d’être spontané » : des phrases comme « sois spontané », « apprends à aimer ton devoir », ou « souffrir et ne rien faire d’agréable fait partie de la vie », sont des clichés souvent entendus aujourd’hui. Comment est-il possible, par exemple, de demander à un enfant de fréquenter le lycée et d’être spontané dans ses choix, heureux, alors qu’en réalité il voudrait suivre une autre filière ? Et il la suivra peut-être pour ne pas décevoir, pour ne mettre personne en colère. Faisons très attention aux pièges de la manipulation. On ne peut être spontané que lorsqu’on écoute son cœur.

Que peut faire la thérapie en ligne ?

Grâce à la thérapie en ligne, on peut travailler en profondeur sur les soi-disant « instructions du malheur », qui en psychothérapie sont appelées « croyances limitantes ». On pourra ainsi faire un travail pour dénouer ces nœuds qui créent du malheur dans notre vie et auxquels nous restons attachés, souvent inconsciemment, en autosabotant notre bonheur. En effet, ce n’est qu’en travaillant sur ces aspects et sur ces convictions limitantes que l’on pourra ouvrir les yeux sur la manière dont on se rend la vie difficile, amère, souffrante.

Pour des informations, écrire à la Dott.ssa Jessica Zecchini.

Contact email : consulenza@jessicazecchini.it, contact WhatsApp : 370 32 17 351.

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