Ghosting : pourquoi cela se produit et comment s’en défendre
By: Jessica Zecchini
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Ghosting : pourquoi cela se produit et comment s’en défendre
Qu’est-ce que le ghosting et comment s’en défendre ? Qui est le ghoster ? Quelle est la différence entre ghosting et orbiting ? Que peut faire la thérapie en ligne pour aider la victime à surmonter les dommages du ghosting ?
Le terme « ghosting » est de plus en plus présent dans les médias, les articles, les réseaux sociaux, dans le cadre des relations sentimentales et, en particulier, dans les phases de rupture. Mais que comporte ce phénomène ? Faire du « ghosting », ce n’est rien d’autre qu’interrompre la communication et la relation avec son/sa partenaire et disparaître dans le néant : aucun appel, aucun message, aucune réponse, aucune interaction. L’absence d’une explication explicite à cette disparition est la caractéristique principale de la dynamique du ghosting. C’est précisément pour cela que la victime n’a pas toujours une idée claire des raisons pour lesquelles la communication a été interrompue, pourquoi le/la partenaire ou la personne qu’elle fréquentait a décidé de devenir injoignable au téléphone et de s’évanouir. Ainsi, celui/celle qui subit du ghosting reste extrêmement désorienté(e), commence à se remettre en question et à se culpabiliser, à imaginer les choses les plus improbables sur lui/elle-même, les causes qui ont pu provoquer cet éloignement si brusque et soudain, en essayant d’interpréter des significations sans preuves concrètes.
Le profil du ghoster : qui est-il et que fait-il
Le ghoster, c’est-à-dire celui/celle qui fait du ghosting, en décidant de disparaître et de couper les communications, est une personne qui n’est pas capable d’assumer ses responsabilités. Par peur de décevoir l’autre, de ne pas savoir gérer la situation en disant ouvertement que son intérêt dans la relation est épuisé, ou pour ne pas avoir d’ennuis supplémentaires, il/elle disparaît tout simplement. Le profil du ghoster reflète très souvent une personnalité narcissique ou, le plus souvent, tout simplement une personne immature. En disparaissant, au lieu de se confronter, celui/celle qui fait du ghosting croit avoir choisi la meilleure façon de ne pas être détesté(e) ou de ne pas blesser les sentiments de l’autre ; mais plus encore, il/elle croit avoir fait le bon choix pour se débarrasser du poids des responsabilités, et de l’échec de la relation qu’il/elle n’a pas su gérer. Il/elle annule ainsi l’autre, en le/la privant de réponses, et rompt du jour au lendemain les liens sans préavis.
Le profil du ghoster est typique des personnes qui éprouvent peu d’empathie (narcissiques, passif-agressives, anaffectives, traits narcissiques) ; mais aussi des personnes trop mystérieuses et enclines au mensonge (attention à ceux/celles qui ont l’habitude de mentir ou d’avoir peu de respect pour les autres) ; ou, simplement, des personnes extrêmement infantiles, qui préfèrent fuir à toutes jambes plutôt que de prendre leurs responsabilités et d’adopter une approche plus mûre et concrète.
Ghosting et orbiting
Aujourd’hui, le fait de pouvoir développer des relations sur les réseaux sociaux a considérablement changé le type d’approche dans les rencontres et les rapports en général. Grâce à la possibilité d’interagir sur internet, derrière un écran, disparaître et « tenter de sauver la face », au lieu de chercher une confrontation réelle, est devenu extrêmement plus simple et moins fatigant. En ne répondant pas aux appels ou en bloquant l’autre, on évite des conversations difficiles, on ne risque pas de passer pour celui/celle qui a tort ou pour le/la méchant(e) de la situation, on économise de l’énergie.
Il faut toutefois prêter une attention particulière à certains types de ghosters, car leur disparition ne sera pas définitive, mais fluctuante. Ce comportement s’appelle l’orbiting : orbiter autour de quelqu’un.
C’est-à-dire disparaître et réapparaître à volonté, être là et ne pas être là, faire attendre l’autre, le/la maintenir « soumis(e) », en gardant l’intérêt vivant et en alimentant de faux espoirs ; par exemple en disparaissant, ou en rompant la relation, puis en redevenant présent(e) non pas physiquement mais virtuellement (en regardant les stories, en mettant des likes ou en commentant, en redevenant actif(ve) sur les réseaux sociaux de l’autre, etc.). Celui/celle qui fait de l’orbiting n’a pas d’intentions sérieuses avec sa cible, son objectif est un seul : manipuler. Il/elle met simplement en place un jeu mesquin et extrêmement dangereux et délétère pour la victime, en lui faisant croire à un intérêt qui, en réalité, n’existe pas. Cela afin de maintenir le contrôle sur l’autre et de continuer à avoir une certaine emprise sur lui/elle.
Effets sur la victime du ghosting
Les effets pour la personne qui subit le ghosting sont principalement : malaise, incrédulité, colère, culpabilité, sentiment d’abandon. Les personnes qui subissent ce comportement éprouvent une série de réactions émotionnelles changeantes, de la confusion, elles se sentent en suspens et, généralement, restent à attendre très longtemps une réponse, une explication, qui en réalité n’arrivera jamais. Tout cela, inévitablement, accroît leur insécurité mais plus encore la recherche de l’autre (appels à répétition, messages, contrôle quotidien de ses réseaux sociaux). Comprendre le pourquoi du ghosting peut devenir une véritable obsession pour celui/celle qui le subit, entraînant une baisse drastique de l’estime de soi.
Les experts associent la douleur ressentie à cause de l’abus du ghoster à celle d’un deuil. Une perte qui laisse sans réponses, à la merci de ses propres hypothèses, de ses émotions contrastées (mélancolie, colère, tristesse) liées au fait d’avoir été tenu(e) en suspens, abandonné(e) du jour au lendemain, sans explication.
Se défendre et réagir
Tout d’abord, partons du principe que nous pouvons tous être victimes de ghosting. Il est donc important de comprendre le phénomène et de ne pas se culpabiliser. Se sentir irrité(e), confus(e), triste, déstabilisé(e) est normal. Il y aura la sensation de se sentir peu désirable, peu intéressant(e), « pas assez » pour l’autre qui a décidé de disparaître sans explications. Il est donc important de se concentrer sur soi-même, d’accepter ce qui s’est passé et de l’élaborer avec une bonne dose de volonté, d’amour-propre, de soin et de gentillesse envers soi-même. Il faut s’efforcer de tenir à distance l’autocritique, les pensées de dévalorisation, le ressassement continu. Consacrons-nous à nous-mêmes, à ce qui nous plaît, aux personnes qui nous font du bien et qui nous estiment. Notre objectif devient de retrouver du soulagement et de poursuivre ce qui nous gratifie et qui nourrit l’estime de soi et l’acceptation de la personne belle et intéressante que l’on est. Il est également vrai que celui/celle qui subit le ghosting aura beaucoup de mal à se rappeler ses besoins et à se focaliser sur ceux-ci ; il/elle aura envie de se refermer sur soi, de ne pas réagir, de couper les relations avec les autres, de s’isoler. La thérapie en ligne, dans ce sens, est très utile pour pouvoir rester aux côtés du patient, lui permettre de réagir et le soutenir dans les différentes étapes de cet abus émotionnel.
Que peut faire la thérapie en ligne
La thérapie en ligne est un outil efficace pour surmonter les dommages du ghosting, pour dépasser le doute et la culpabilisation de soi, pour se recentrer sur soi et sur sa propre valeur ; ainsi que pour identifier à temps des profils narcissiques et immatures dans sa relation, c’est-à-dire les sujets les plus enclins à mettre en œuvre une telle stratégie, pour se débarrasser de l’autre sans assumer leurs responsabilités.
Pour plus d’informations, écrire à la Dott.ssa Jessica Zecchini.
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