Polyamour : caractéristiques et défis

Polyamour : caractéristiques et défis

Qu’est-ce qu’on entend par relation polyamoureuse ? Quand peut-on parler de « polifidélité » ? Que peut faire la thérapie en ligne ?

Quand nous parlons de polyamour, nous nous référons à un type de relation où l’amour n’est pas réservé uniquement à un couple, mais est partagé de manière égale ou, comme nous le verrons plus loin, à travers des hiérarchies spécifiques, une relation amoureuse entre plusieurs personnes.

Le polyamour se différencie du concept de couple ouvert, dans la mesure où ce dernier prévoit deux personnes qui acceptent le fait d’avoir des rapports en dehors du couple avec d’autres personnes, de manière plus ou moins cachée ; le polyamour, en revanche, est une structure plus articulée qui unit plusieurs personnes par des liens forts, un engagement réciproque, des sentiments amoureux, un partage à égalité.

La polygamie, en effet, est reconnue aussi dans différents États qui en reconnaissent également le mariage et donc une union entre plusieurs personnes engagée et sanctionnée par la loi.

Le terme polyamoureux a été utilisé au début des années 90, il s’adressait à des personnes révolutionnaires, qui pensaient en dehors des schémas. C’est également à ces années-là que remonte l’un des premiers manuels sur le polyamour, « The Ethical Slut » rédigé par Dossie Easton et Janet W. Hardy, traduit en italien seulement en 2014 par la suite.

Il convient de préciser que la relation polyamoureuse ne prévoit en effet pas seulement l’aspect sexuel ou le sexe libre ; comme nous le verrons plus loin, il y a en effet beaucoup d’émotivité, et il est important de la cultiver et d’apprendre à la gérer au mieux, avec respect et ouverture.

Une personne polyamoureuse est avant tout une personne sincère. Elle explique ses nécessités et sa vision à la personne qu’elle fréquente, et met les choses au clair dès le début, en aidant aussi l’autre à comprendre cette vision d’une manière non jugeante, mais surtout libre, afin que l’autre puisse accepter ou non de faire partie de cette façon plus large de vivre la relation.

Cette manière de construire un rapport, en effet, devra nécessairement se fonder d’abord sur le consentement et la confiance, ainsi que sur le respect, la transparence, l’engagement réciproque et, évidemment, le partage de sa propre vie, mais aussi des aspects les plus intérieurs de soi-même, pensées, exigences, sensations ; autant et même plus qu’une relation monogame, précisément parce que les parties en jeu ici sont plus nombreuses.

Une autre caractéristique du polyamour est aussi son inclusion, qui n’est pas nécessairement hétérosexuelle, mais la construction de la relation peut en effet inclure aussi bien des personnes du sexe opposé que du même sexe, sans distinctions rigides entre genre et orientation sexuelle.

Beaucoup de personnes attribuent le terme polyamoureux à l’infidélité ou au fait d’être libertin. Rien n’est plus erroné. Être polyamoureux, en effet, ne signifie pas tromper. Tromper est un comportement qui n’a rien à voir avec une relation polyamoureuse qui, comme nous l’avons vu précédemment, se fonde sur la sincérité, la transparence et l’engagement réciproque. Dans cette dynamique s’insère un nouveau terme, qui est précisément « polifidélité ». À l’instar du modèle monogame stable, si les partenaires le souhaitent, les relations amoureuses ou sexuelles auront lieu entre les membres de la relation avec le même respect et la même confiance. Évidemment, chaque rapport peut décider lui-même de ses règles ; certainement la communication et la transparence devront toujours être les ingrédients les plus importants pour une relation qui fonctionne.

Typologies de relation polyamoureuse

  • Triade : trois personnes créent une relation paritaire à trois, personne n’est subordonné à l’autre mais un parfait équilibre règne entre les parties ;
  • Relation en T : un lien primaire, composé d’un couple, est accompagné d’une relation secondaire mais tout aussi importante pour les deux, avec une troisième personne ;
  • Relation en V : deux personnes (qui n’ont aucun engagement émotionnel) liées toutefois à une troisième même personne ;
  • Relation solitaire : ici, au contraire, il n’existe qu’un seul individu, qui se met lui-même au centre et, sur cette base, décide de gérer ses relations de manière plus ou moins superficielle, plus ou moins approfondie.

Les défis

Partager son amour avec d’autres personnes, l’étendre et rester inclusif, n’est pas toujours un défi facile comme la plupart des personnes qui s’approchent de la polyamorie pourraient le penser.

La jalousie et la gestion du temps, par exemple, sont souvent source de malaises intérieurs et de possibles disputes au sein de la relation polyamoureuse. Établir des limites saines, continuer à vivre aussi sa propre individualité et ses passions, ne pas tomber proie de la fatigue ou d’autres complications est sans aucun doute un défi exigeant.

C’est précisément pour cela qu’il sera nécessaire de se mettre continuellement à l’épreuve, de parler de manière ouverte, de réussir à comprendre et à communiquer sainement ses besoins à l’autre, comme dans n’importe quelle autre relation, et d’être prêts et disponibles à toujours trouver des points de rencontre pour améliorer jour après jour son propre rapport.

Que peut faire la thérapie en ligne ?

La thérapie en ligne peut aider à coordonner et gérer au mieux une relation polyamoureuse, en améliorant son assertivité et la communication entre les partenaires, ainsi qu’en apprenant à gérer correctement la jalousie, mais aussi son propre temps, en apprenant à ne pas se laisser fagociter exclusivement par les besoins et les exigences des autres, créant ainsi un équilibre sain entre son propre soi et celui des autres, précisément dans une optique de liberté relationnelle.

Pour des informations écrire à la Dott.ssa Jessica Zecchini.

Contact email consulenza@jessicazecchini.it, contact whatsapp 370 32 17 351

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