Sports extrêmes et psychologie
By: Jessica Zecchini
Categories:
Sports extrêmes et psychologie
Qu’entend-on par « sports extrêmes » ? Quels sont les profils psychologiques les plus fréquents chez ceux qui aiment pratiquer des « sports extrêmes » ? Que peut faire la thérapie en ligne ?
Le terme « sports extrêmes » désigne toutes ces activités sportives qui relèvent de trois caractéristiques principales : l’individualité, l’expression créative et la prise de risques (Weber 2002). Un exemple de sports définis comme à haut risque peut être, par exemple, le parachutisme, l’alpinisme, le motocross, le bungee jumping, le parkour, le surf, le parapente.
Voyons cependant quel est le rapport entre sports extrêmes et narcissisme, et entre sports extrêmes (mais à haut degré de concentration) et gestion émotionnelle.
Sports extrêmes : narcissisme et sensation seeking
Certaines études ont défini comme pathologiques les individus qui, en entretenant une relation malsaine avec l’émotion de la peur, choisissent de pratiquer des sports extrêmes dans lesquels le danger satisfait leur désir de défier la mort. (stateofmind.it).
D’autres approches psychanalytiques, en revanche, révèlent, dans la pratique des sports extrêmes, une tendance narcissique.
Cela s’explique par le fait que le profil narcissique tend souvent à surestimer ses propres capacités, à s’élever, à ne pas considérer et accepter ses limites et ses vulnérabilités (Elmes & Barry, 1999 ; Hunt, 1996).
À ce propos, parlons plus précisément de deux types de narcissisme : overt et covert. Si tu veux en savoir plus, tu peux consulter mon article « Différences entre narcissisme covert et overt ».
Narcissisme overt dans les sports extrêmes
En nous reliant aux sports extrêmes et à leur psychologie, nous voyons donc que les narcissiques overt sont le profil le plus répandu qui embrasse des activités à haut risque, en les affrontant avec des sentiments de vanité, d’arrogance, d’égocentrisme, de manque d’empathie pour les autres, « collègues sportifs » en premier lieu. L’attention sur soi est continuellement recherchée. On recherche des gratifications et des reconnaissances immédiates qui, si elles ne sont pas obtenues, se transforment en colère (Gabbard, 1989 ; Masterson, 1981 ; Wink, 1991).
Narcissisme covert dans les sports extrêmes
Les narcissiques covert, c’est-à-dire cachés, dissimulés, sont justement des individus qui manifestent leurs tendances narcissiques de manière apparemment plus sensible. Même s’ils se tiennent généralement hors du centre de l’attention, ils nourrissent tout de même dans leur esprit des attentes grandioses, un monde fantastique fait de rêves et de fantasmes de grandeur. Souvent, ils agissent dans les compétitions sportives de façon apparemment plus humble pour ensuite révéler un côté de leur personnalité qui montre des sentiments de revanche et de domination, surtout en cas de défaite.
Sensation seeking et sports extrêmes
Un autre aspect analysé, en outre, concernant les sports à haut risque, est la recherche constante d’émotions fortes : « sensation seeking ». Vivre de nouvelles expériences, éprouver des frissons d’aventure, des sensations intenses, la recherche constante d’adrénaline pour se sentir vivant et comblé. Ce sont toutes des caractéristiques appartenant à un profil « sensation seeking » qui est fortement captivé par le fait d’éprouver ce type de sensations et qui, pour les obtenir, optera pour des circonstances toujours plus risquées.
Sports extrêmes : entrer en contact avec ses émotions
Il existe cependant un petit cercle de sports extrêmes, dont l’aviron et l’alpinisme, qui s’éloignent de la simple vision du narcissisme et du sensation seeking, et qui vont plus en profondeur, en mettant en mouvement la capacité de concentration et surtout le désir de se remettre en contact avec ses propres émotions.
Comme le rapporte une étude récente de Woodman, datant de 2010, les individus engagés dans des activités sportives comme l’aviron et l’alpinisme rapportent davantage de difficultés à décrire leurs émotions et à entrer réellement en contact avec les autres (en particulier avec leur partenaire).
De telles circonstances émotionnelles conduiraient ce cercle de sportifs, en particulier, à pratiquer des sports à haut risque afin d’affronter leurs peurs et leurs difficultés émotionnelles, plutôt que par un simple choix narcissique.
L’alpinisme et l’aviron se différencient donc d’autres activités extrêmes comme le bungee jumping, par exemple, aussi par la dédication, l’effort et le haut seuil de concentration employés dans la réussite de ce sport ou de ces compétitions.
Que peut faire la thérapie en ligne ?
En ce qui concerne les amateurs de sports extrêmes, la thérapie en ligne peut aider à améliorer les capacités relationnelles et à faire un travail plus précis sur les émotions. Souvent, la problématique la plus fréquente qui ressort pendant la thérapie en ligne, pour ceux qui font des sports extrêmes, est la gestion des émotions à travers le sport ; ce qui se traduit ensuite, dans la vie pratique, par de faibles capacités relationnelles et émotionnelles avec les autres.
On cherche à augmenter l’estime de soi à travers des sports considérés aussi comme extrêmes ou dangereux. De telles activités ne devront donc pas être utilisées pour masquer et couvrir beaucoup d’autres émotions négatives. Souvent, nous sommes face à de jeunes ou à des adultes qui ont vécu des rebondissements au sein de leur famille, qui ont conduit à une enfance chaotique, si bien que, devenus grands, ils recherchent des émotions fortes (sensation seeking).
Pour informations écrire à la Dott.ssa Jessica Zecchini.
Contact email consulenza@jessicazecchini.it, contact whatsapp 370 32 17 351.
