KINTSUGI : l’art de réparer avec conscience
By: Jessica Zecchini
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KINTSUGI : l’art de réparer avec conscience
Qu’est-ce que le kintsugi ? De quelle manière cette forme d’art peut-elle nous inspirer aussi dans la vie quotidienne ? À quel point est-il important de réparer aussi nous-mêmes ? Que peut faire la thérapie en ligne ?
Au Japon, l’art du « kintsugi », conçu à la fin des années 1400, signifie littéralement « réparer avec de l’or » (de « kin » = or ; et « tsugi » = réparer, remettre ensemble).
La tradition naît d’une ancienne légende japonaise remontant à la période féodale. Ici, Ashikaga Yoshimasa, le huitième shōgun (appellation donnée aux chefs militaires qui gouvernaient le Japon), brisa par inadvertance en mille morceaux un service à thé en céramique, auquel il était particulièrement attaché.
Yoshimasa, espérant le réparer, l’envoya ainsi en Chine pour le faire remettre en état. Toutefois, à l’époque, les réparations n’avaient rien d’élégant : elles étaient faites avec des attaches métalliques, certes peu compatibles avec la belle céramique du service à thé. Mais, au-delà de l’esthétique, la réparation ne tint pas, et la tasse du gouverneur se brisa de nouveau. Elle était donc à jeter.
Yoshimasa voulut cependant faire une dernière tentative, cette fois en confiant son cher objet à des artisans japonais. Ces derniers, frappés par sa ténacité à réparer ce service à thé tant aimé, le lui réparèrent en le transformant en un bijou particulier et rare. Les artisans unirent les fissures de la céramique avec une laque particulière appelée « urushi », faite de résine et de poudre d’or, les faisant resplendir et donnant une nouvelle vie à ce service.
Kintsugi : réparer les blessures de l’âme
Dans un sens plus large et métaphorique, nous pouvons voir le kintsugi comme l’art de réparer et de guérir, avec l’or de la conscience, aussi nos blessures spirituelles, physiques et émotionnelles (comme l’affirme également l’auteure Selene C. Williams dans son ouvrage intitulé précisément « Kintsugi »), en leur donnant une nouvelle lumière.
De nos jours, on a tendance, avec trop de facilité, à jeter ce qui est vieux pour faire place au nouveau ; souvent, on le fait presque de manière compulsive, par ennui ou par désir d’avoir quelque chose en plus, quelque chose de différent ou de plus performant. Cette manière d’agir dérive aussi du fait d’avoir désappris à donner la juste valeur aux choses ou aux personnes. Si nous reconnaissions la valeur d’un objet ou d’une personne, exactement comme l’a fait le gouverneur japonais avec son service à thé tant aimé, nous y réfléchirions certainement à deux fois avant de nous en débarrasser, car nous y aurions vu de la valeur. Réparer devient donc l’art de redonner de la valeur aux choses ; qu’il s’agisse d’une théière en céramique ou d’affects et de sentiments.
Souvent, explique Selene Williams, nous sommes culturellement programmés pour nous éloigner de tout ce qui est imparfait (y compris les vides, les manques, les peurs). Pourtant, le défi est précisément de transformer la fragilité en beauté. Accepter que la vie soit imparfaite, tout autant transitoire, peut nous conduire à une vision de la vie plus humble, sereine, consciente, capable d’embrasser l’imperfection humaine et sa complexité, en en saisissant la beauté. La recherche éreintante de la perfection, au contraire, est une illusion qui conduit inévitablement à la souffrance et à l’insatisfaction ; elle nous rend donc aveugles face à la véritable valeur des choses et de la vie.
La plupart des êtres humains, pleins d’insécurités et de fragilités, n’arrivent pas à voir l’opportunité du kintsugi : remplir avec l’or lumineux de la conscience les fissures de notre psyché. Souvent, on fuit la véritable essence de l’âme, si imparfaite et apparemment fragile. Fuir apporte toutefois de la douleur : on risque de devenir victimes de notre esprit et de notre part émotionnelle (ou animique), au lieu de les reconnaître comme des alliées, porteuses d’un message plus grand. Les fissures, les ombres, les fractures, et même l’irrationnel (lorsque surviennent des événements face auxquels nous nous sentons extrêmement impuissants) ne sont donc pas le mal, mais un point de départ, quelque chose qui peut être réparé, guéri et valorisé, rempli avec l’or de la conscience.
Que peut faire la thérapie en ligne ?
La thérapie en ligne peut aider à analyser, de manière plus large et plus profonde, les fissures et les blessures de notre âme. Évaluer comment et quand elles se sont réellement créées, en comprendre la valeur, leur message le plus intime et caché, celui qui est résolutif et qui, grâce à une nouvelle conscience et une nouvelle vision, nous permettra, comme le kintsugi, de transformer les fragilités en or pur de la conscience pour notre vie et pour notre bien-être.
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